Sommet Planthropos du 25 au 31 octobre en ligne
Entrer dans le monde de l’herboristerie a été pour moi un engagement : transformer les fondations de mon esprit, de mon corps à la santé encore fragile, et à initier un nouvel art de vivre en tenant compte de mon environnement vivant.
Ce n’était pas simplement « se soigner avec les plantes ». Etudier pour savoir nommer les plantes, pour mieux en parler, tel était le 1er objectif. Puis vint l’étude de la « culture » des plantes aromatiques et médicinales, et naturellement je suis arrivée à la cueillette des plantes sauvages, parce que la nature est souvent largement plus abondante que ce que nous cherchons à produire. Chaque plante appartient à un paysage, qui lui donne aussi sa force, sa médecine, ses formes et de là, nous ne pouvons pas prendre un individu sans son terroir, sans ses relations avec les autres règnes pour la comprendre profondément. Et c’est aborder la plante en tant qu’être vivant en terme de parenté, de filiation avec nous, humain.es.
être en relation de réciprocité avec les plantes médicinales
Entrer en relation avec la plante – du paysage aux fleurs, des racines aux feuilles, elles partagent volontiers leurs odeurs, leurs couleurs, leurs formes. Elles entrelacent les différents plans, et amènent le monde invisible à notre monde visible par nos nombreux sens. De là, elles font tomber les frontières qui nous séparent d’elles. Une autre communication avec les plantes est possible, et surtout pouvons-nous modifier notre posture à ses côtés? Comment?
A l’heure du Planthroposcène de NAtasha Myers
J’ai rencontré Natasha par plusieurs portes, par des recherches successives sur ce qu’est l’anthropos… puis par le livre conseillé vivement par Jean-Michel Florin « Le ravissement de Darwin ». Alors voici quelques apercus de son oeuvre, sa pensée. Sa contribution est énorme, sensible, généreuse. Toute ma gratitude vers elle qui ne pouvait être présente au Sommet Planthropos mais est là en fond, notre base qui constituera l’éthique de cet espace-temps.
Plusieurs étapes seront nécessaires avant de vivre ce changement de posture: Elle en a retranscrit 10 :
Et voici quelques phrases à retenir (…)Le capitalisme et le colonialisme ne doivent pas être confondus avec le naturel ou l’inné de l’existence humaine. Ils ne sont pas les conséquences inévitables de l’évolution ou de la civilisation humaine.(…)
(…)La pensée anthropocénique est tellement obsédée
par l’indépendance de l’Homme, par l’agir unilatéral et l’autonomie,
qu’elle en oublie qu’il existe d’autres forces et puissances parmi nous,
dont certaines aux aptitudes nettement supérieures quand il s’agit
de faire le monde et provoquer des changements à l’échelle planétaire.(…)
LA VIE DANS LA PLANTHROPOSCÈNE EN DIX ÉTAPES (PAS SI FACILES), Traduction de Morgane Iserte et Philippe Vion-Dury
Qui a rendu cette planète vivable et respirable pour des animaux
comme nous ? Dites-le à voix haute : « les êtres photosynthétiques ».
Le sommet Planthropos créé au Printemps, est venu avec l’intention de nourrir cette relation ancestrale que nous avons avec les plantes, afin de les honorer et les remercier et d’explorer le planthroposcène.

Dictons paysans du mois de Septembre
Etoiles filantes en septembre, tonneaux petits en novembre ;
Août mûrit, septembre vendange : en ces 2 mois tout bien s’arrange.