Imbolc. 1er/2 février. Le Temps de la lactation. A la lueur des chandelles.
En gaélique irlandais : Oimelc « lait de brebis ».
Célébrer Imbolc – SAmedi 1er février à 19h – visio + accès au replay. et Accès au film documentaire Raïç Racine. 20€
Lien Visio Imbolc + lien vers documentaire GIlles Ray « Raiç », Racine*
Tradition en périgord, carnaval, rituels et magie.
Je vous partage le témoignage d’un homme rencontré l’été dernier, Dominique Pauvert ethno mythologue lors du vernissage de Yannick Cormier Tierra magica à Périgueux. De mémoire, il semble émettre l’hypothèse que le temps d’Imbolc est la fin d’un cycle qui aurait débuté le 11 novembre à la Saint Martin (-art signifie ours en langue celtique) correspondant à l’entrée en hibernation de l’Ours et qui se terminerait aux environs du 3 février, jour de la Sainte Blaise (bleiz) (signifiant « loup » en breton et dans plusieurs langues celtiques) correspond aussi à la mise bas de l’Ourse entrée dans la tanière à Samonios. Plus d’informations en bas de page.
Ce temps de l’année plonge ses racines dans un passé lointain, nous marchons dans les pas de nos ancêtres et leurs observations des cycles universels nous ont été transmises malgré les efforts à faire disparaître les traces. Il a accepté mon invitation avec sa femme spécialiste du folklore du moyen-âge d’intervenir après la diffusion des documentaires de Gilles Ray au sein de ce cercle. A suivre! j’aimerais organiser ce rendez-vous d’ici cet été pour nous éclairer sur ce pistage de nos racines. En participant à cette soirée disponible en replay, vous soutenez leur oeuvre.
A l’occasion de cette célébration, je vous transmettrai le lien vers le documentaire de Gilles Ray, dont le regard porte sur nos racines profondes et notre attachement justement actuel à ces racines oubliées. Voici la présentation de son documentaire. Je souhaite honorer ses recherches en diffusant son documentaire, et sa passion de la terre et des humains. Nous organiserons une rencontre avec lui et son acolyte carnavalesque ou de carnaval, Dominique Pauvert.
(…) Raiç, Il fut un temps, pas si lointain, ou les rites animistes ou chamaniques accompagnaient toutes les activités humaines. Aujourd’hui, ils sont oubliés. Le monde qualifié de moderne est passé par là. Mais quelques uns veulent s’échapper de cet espace matérialiste et se retrouvent dans des lieux « sacrés », habités depuis la préhistoire. La Dordogne et le Périgord, où est tourné ce documentaire, n’en manquent pas! Ici, des chemins s’ouvrent et l’on expérimente, ici et là, une (re)connexion à la Terre Mère. (…)
Lien Visio Imbolc + lien vers documentaire GIlles Ray « Raiç », Racine
A mi-chemin de l’Hiver et du Printemps. Fête de la lumière. C’est la première fête véritable du printemps dont l’énergie encore très intérieure perce-neige.
Imbolc marque le début du printemps. Les fêtes celtiques (Imbolc, Beltane, Lughnasad, Samain) marquant le début des saisons sont en accord total avec ce qui se passe dans la nature. Les Equinoxes et les Solstices marquent le milieu des dites saisons. Imbolc est le pendant symétrique, de Lughnasadh qui a lieu en Août C’est une constante des fêtes d’avoir chacune leur opposé symétrique, leur vis à vis vient l’équilibrer six mois plus tard, quand la Terre, fatiguée par les moissons, était redevenue vierge. La brebis, Imbolc, « lait de brebis », dans la roue des saisons, c’est le temps de l’agnelage, fête féminine de la maternité des ovins en miroir de Lughnasadh. A la fois sage-femme et gardienne de la forge, des métaux, cuivre, or, argent…
Traditionnellement en Irlande, Imbolg est une fête dédiée à la déesse Brighid, déesse solaire, des arts, de la médecine et de la prophétie accompagnée de ses 4 symboles, dont le Cygne, gardien des portes des mondes invisibles. La Déesse aux 3 visages, terre, mer & ciel, passé, présent & futur.
Brighid est une déesse celte très ancienne, pour en savoir plus, voici un documentaire en Irlandais sous titré en anglais. En son honneur, elle qui préside aux naissances et accompagne les sages-femmes, vous pouvez poser près d’un puits, un verre de lait, une bougie et réaliser la croix de Brigid à 3 ou 4 jambes avec du Jonc et le pain bannock.
Le pain traditionnel Bannock
Le pain « bannock » ou bannique – le mot bannique dérivé de l’écossais bannock, dérivé du mot panicium, ou panis, pain – est confectionné traditionnellement en Irlande, en Écosse et dans le Nord de l’Angleterre au moment des célébrations d’Imbolc ou Imbolg, fête antique lunaire celte dédiée à la déesse-mère Brigid ou Brigantia chez les Gaulois.
Ce pain symbolise le Soleil, le cycle perpétuel du Temps, les 4 saisons, l’abondance de la Terre-mère qui fournit les céréales et toute autre nourriture. A cette période de l’année, le stockage et les quantités des denrées dans les greniers étant parfois critiques, méritaient l’attention de chacun des membres du clan pour ce passage délicat jusqu’aux premières pousses du Printemps.
Les Celtes honoraient leurs divinités & les forces de l’univers et déposaient ce pain en offrande, symbolisant le Soleil, le Temps, les 4 saisons, le cycle perpétuel de la vie et la mort, l’abondance de la terre-mère… accompagné certainement de libation de vin de miel ou de cornouilles fermentées.
Élaboré à partir de farine et de flocons d’Avoine, cet ancêtre du pain, avait le mérite d’économiser la farine. Il en suffit d’une cuillerée à soupe pour 3 ou 4 personnes!. En mets salés, nos ancêtres cuisinaient une sorte de bouillie ou galette aux herbes, ancêtre des gratins, qui était l’une des bases de l’alimentation de disette ordinaire.
Recette du pain bannique par Danielle Prohom Olson
Ingrédients: 1 tasse de flocons d’avoine – 1 tasse de farine d’avoine – une pincée de sel – 6 cuillères à soupe de beurre froid – 1/2 tasse de crème ou de lait (plus une cuillère à soupe supplémentaire pour le « glaçage ») – 2 càs de Romarin frais finement ciselé (1 càs séchée) – 1 cuillère à café de zeste d’orange râpé (facultatif) – 1 cuillère de sucre à saupoudrer à la sortie du four) Facultatif – 1 jaune d’œuf
Préchauffer le four à 200°C. Graisser une poêle en fonte ou une plaque à pâtisserie.
Mettre l’Avoine, la farine, le sel, le Romarin et le zeste d’Orange dans un grand bol, mélangez à la fourchette. Ajoutez le beurre froid en morceaux. Incorporer la crème jusqu’à ce que toute la farine l’ait absorbée. Formez une boule.
Placez votre boule sur une surface légèrement saupoudrée de farine d’avoine. Pétrissez jusqu’à ce que la pâte soit régulière (mais ne travaillez pas trop).
Divisez la pâte en deux et abaissez chaque moitié en un cercle d’environ 6mm d’épaisseur.
Dans un bol, mélangez vigoureusement le jaune d’œuf avec une cuillère à soupe de crème. Puis badigeonnez ce mélange sur le dessus du bannock.
Coupez chaque cercle en 4 quartiers, enfournez environ 20 minutes ou jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes sur les bords. Un cercle sera donné en offrande et l’autre sera à partager avec votre clan.



Perspective mythologique et anthropologique. Source Wikipedia
La Vie de saint Blaise dériverait, selon Ph. Walter, de thèmes hagiographiques christianisés qui peuvent être rapprochés de thèmes littéraires arthuriens par comparaison mythologique. Un héritage mythologique païen et commun (d’origine celtique) sert de trait d’union aux deux traditions (hagiographique et arthurienne).
Blaise (bleiz) signifie « loup » en breton et dans plusieurs langues celtiques. Or saint Blaise, dans la forêt, sait parler au loup qui paralyse les personnes qu’il rencontre, le loup Blaise guérit la gorge d’un enfant en la déliant. La vita de Merlini de Geoffroy de Monmouth présente Merlin accompagné d’un loup. En réalité, ce loup (bleizh) n’est autre que maître Blaise confident de Merlin. Merlin parle et Blaise écrit. La Légende dorée conclut sa notice du saint : Si quelqu’un réclame son patronage pour le mal de gorge il sera exaucé. Primitivement le loup Blaise lie et délie, autrement dit, possède un pouvoir de vie et mort à la fois. En ce sens il s’apparente à ce dieu lieur gaulois dont parle un historien grec du IIe siècle Lucien de Samosate : Ogmios.